|
Bilan
qualitatif de la formation professionnelle obligatoire des conducteurs
routiers de marchandises : impact sur l'emploi, la sécurité et l'amélioration
de la qualité du service
Cette étude a été réalisée par le cabinet Ithaque à la demande de la Direction des Transports Terrestres et en collaboration avec trois Directions Régionales de l'Équipement : Alsace, Pays de Loire et Rhône Alpes. Les résultats présentés synthétiquement ci-dessous reposent sur plusieurs enquêtes menées de manière concomitante dans les trois régions, ayant rassemblé les points de vue de plus d'un millier de professionnels : . une quinzaine d'enquêtes approfondies et directes menées auprès de chefs d'entreprises du TRM qui ont permis d'élaborer un questionnaire pour une enquête courrier auprès des entreprises (362 réponses), . une enquête menée auprès de futurs conducteurs en fin de stage FIMO et réalisée avec le concours des centres de formation concernés (177 réponses), . une enquête menée auprès de conducteurs en fin de stage FCOS réalisée avec le concours des centres de formation (535 réponses).1. l'enquête auprès des entreprises de trmLes résultats de l'enquête courrier (362 réponses) sont bien répartis par tiers entre les trois régions. En ce qui concerne la taille des entreprises, 25% des entreprises répondantes ont moins de 10 salariés, 65% ont entre 10 et 100 salariés et un peu moins de 10% plus de 100. Le traitement des réponses à l'enquête a donné lieu à plusieurs sortes de tri : des tris à plat mais aussi des tris croisés sur la région et sur la taille des entreprises ; ces derniers étant ceux qui font apparaître le plus d'écart quant à la répartition des réponses.
|
| Recodage sur question ouverte |
% réponses (567)
|
|
Conditions de vie / conditions de travail |
31% |
| Accès à la profession : formation obligatoire, arrêt permis à l'armée,... |
22% |
|
Image du métier |
21% |
|
Niveau de rémunération conducteur |
10% |
|
Marché du travail / emploi |
7% |
|
Reprise de l'activité économique |
7% |
|
Divers |
3% |
|
Total |
100% |
| Interrogés : 362. Répondants : 270. Réponses : 567 |
Parmi les principales raisons évoquées arrivent en tête les conditions de vie et de travail : 65% des répondants les mentionnent et elles représentent plus de 30% des réponses. En effet, pour bon nombre de chefs d'entreprise interrogés, le métier est jugé en lui-même difficile car contraignant et décalé par rapport aux autres métiers.
Après les conditions de vie et de travail difficiles, 45% des répondants (22% des réponses) évoquent la réglementation de l'accès à la profession, à savoir les formations obligatoires : diminution du réservoir potentiel de main-d'oeuvre de conducteurs (nécessité de posséder une FIMO en plus d'un permis), coût des formations, .... En revanche, la diminution du nombre de titulaires d'un permis passé à l'armée n'est évoquée que de manière assez marginale (7% des répondants).
44% des répondants (20% des réponses) invoquent l'image négative du métier comme une des principales raisons de la pénurie de conducteurs. Dans ce pourcentage, sont agrégés différents types de réponse : la mauvaise image du métier véhiculée - entre autres- par les médias, l'absence de motivation (des jeunes surtout) pour ce métier. Un certain nombre de réponses soulignent également que l'information auprès des jeunes est insuffisante, voire inexistante.
21% des répondants (10% des réponses) mentionnent les salaires trop bas comme un facteur de la pénurie de main-d'oeuvre actuelle. Les raisons invoquées à ce niveau de rémunération sont de deux ordres : l'impossibilité d'augmenter les taux de fret et la réduction du temps de travail (RTT) qui jouent sur la diminution des heures supplémentaires et les frais de déplacement. La question des salaires est également abordée en termes de dumping social pratiqué par certaines entreprises pour trouver des conducteurs.
Toutes les raisons de la pénurie de conducteurs évoquées jusqu'à présent peuvent être qualifiées d'endogènes car internes au secteur des transports. Néanmoins, près de 30% des répondants (mais seulement 15% des réponses) mentionnent la conjoncture économique et celle du marché du travail actuel comme ayant un impact sur les difficultés de recrutement que connaissent actuellement les entreprises du TRM. Certaines réponses soulignent en outre le manque d'anticipation des besoins en main-d'oeuvre de la part de l'ensemble des acteurs du secteur. Le plein emploi et la démotivation des jeunes pour les métiers manuels sont également évoqués.
En résumé, l'enquête confirme donc que la préoccupation principale des entreprises est bien actuellement celle du recrutement de conducteurs, voire plus prosaïquement encore celle d'une stabilisation de leurs effectifs. Les raisons majoritairement invoquées face aux difficultés de recrutement sont essentiellement celles qui sont liées au fonctionnement même du secteur du TRM: conditions de vie et de travail difficiles, rémunérations insuffisantes, mauvaise image de marque de la profession, conditions d'accès au métier rendues plus difficiles par la mise en place de formations professionnelles obligatoires... dont l'existence même n'est cependant pas remise en cause. Elles sont, plus rarement, liées au fonctionnement global du marché du travail national ou local, à la reprise de l'activité économique...
Plusieurs chefs d'entreprise interrogés ont émis le point de vue selon lequel : "La profession a un tel besoin de conducteurs qu'un changement dans les mentalités et les pratiques va être nécessaire". L'enquête a donc tenté de mieux cerner les évolutions dans les pratiques des entreprises en matière de gestion de leurs ressources humaines.
Question 7. Quels critères de sélection privilégiez-vous pour recruter vos conducteurs ?
|
% réponses
|
% répondants
|
|
| Expérience professionnelle |
29%
|
77%
|
| FCOS à jour |
24%
|
64%
|
| Possession d'une FIMO |
21%
|
55%
|
| Domiciliation |
12%
|
32%
|
| Niveau de culture générale |
7%
|
19%
|
| Age |
4%
|
10%
|
| Autres |
2%
|
6%
|
|
100%
|
| Interrogés : 362 / Répondants : 355 / Non réponses : 7 / Réponses : 929 |
Le tableau ci-dessus montre que l'expérience professionnelle est le principal critère de sélection pour l'embauche des conducteurs ; viennent ensuite la possession des attestations de formations obligatoires : FCOS et FIMO. La domiciliation arrive avant le niveau de culture générale et l'âge. En ce qui concerne, les réponses "autres", la moitié concerne la motivation, puis viennent la bonne présentation et la personnalité. Le tri croisé sur la taille d'effectif ne fait pas apparaître de différences notoires quant à ces critères de sélection. Seule la possession d'une FIMO semble un peu moins importante pour les moins de 10 salariés que pour les autres : 17% des réponses contre 21% en moyenne. C'est également la seule différence entre les régions que fait apparaître le tri croisé : 17% des réponses en Alsace.
Les résultats de la question sur la classe d'âge recherchée par les entreprises corroborent les résultats de la question précédente : l'âge n'est pas un critère déterminant pour le recrutement puisque 64% des répondants déclarent n'avoir aucune préférence en la matière. Le tri croisé sur la taille montre, quant à lui, que plus la taille de l'entreprise est importante moins le critère d'âge est pris en compte : 50% déclarent indifférent ce critère chez les moins de 10 salariés contre 80% chez les plus de 100. En revanche, les petites et moyennes entreprises semblent privilégier les plus de 30 ans dans leur recrutement : 33% chez les moins de 10 contre 6% chez les plus de 100.
Les entreprises ont très majoritairement recruté des conducteurs en CDI. L'enquête montre aussi un faible recours à l'intérim. Ce pourcentage de CDI s'accroît avec la taille des entreprises mais il n'y a pas de différence significative quant au recours à l'intérim.
Question 3 - Depuis le 1/01/1999, avez-vous recruté majoritairement :
|
Régions
|
TOTAL
|
|
Non
réponse
|
12%
|
|
Des
CDI
|
71%
|
|
Des
CDD
|
14%
|
|
Des
intérimaires
|
3%
|
|
TOTAL
|
100%
|
27% des répondants déclarent avoir eu recours à des contrats aidés (contrat de qualification, d'adaptation ) pour embaucher ; recours plus faible en Alsace (18%) et plus fort en Pays de Loire (39%). Ce recours s'accroît très nettement avec la taille des entreprises : 3% pour les moins de 10 salariés seulement et 56% pour les plus de 100.
Ce sont les contrats de qualification qui représentent la forme de contrat aidé à laquelle il est le plus fréquemment fait recours mais les petites entreprises de moins de 10 salariés n'ont pratiquement pas recours à ce type de contrat. En revanche, les grandes entreprises utilisent la palette complète des contrats aidés à leur disposition. On notera également le faible recours à l'apprentissage sauf chez les plus de 100 salariés.
33% des chefs d'entreprise déclarent avoir signé une promesse d'embauche pour qu'un futur conducteur puisse plus facilement avoir accès à une FIMO. Ce résultat masque cependant des écarts entre les pratiques des petites et des grandes entreprises : 90% des moins de 10 salariés n'ont pas signé de telles promesses alors que 63% des plus de 100 l'ont fait.
En ce qui concerne la prise en charge du financement d'une FIMO, le pourcentage de réponses positives est pratiquement le même que pour la promesse d'embauche : 36%. On notera que c'est en Rhône Alpes que ce pourcentage est le plus important. Le tri croisé par taille d'effectif fait une fois encore apparaître des différences de pratiques entre les petites entreprises : 10% des moins de 10 salariés déclarent avoir financé des FIMO pour pouvoir recruter contre 48% des plus de 100 salariés. Pour la prise en charge financière de la FCOS, le pourcentage de prise en charge est plus important: 58% des entreprises interrogées répondent positivement à cette question contre 36% pour la FIMO. Ce pourcentage de prise en charge s'accroît également avec la taille des entreprises : 88% des plus de 100 salariés contre 27% des moins de 10.
L'instauration, en plus du permis de conduire les poids lourds, d'un minimum de formation initiale et d'une formation continue en cours de carrière, consacre la nécessité d'acquérir une véritable qualification professionnelle pour exercer le métier de conducteur routier. A cet égard, les cursus de formation proposés tant dans le cadre de la FIMO que dans celui de la FCOS renseignent sur les principales composantes de cette qualification professionnelle.
Dans le cadre de l'étude, l'évaluation a porté sur l'usage qui est fait concrètement par les entreprises de ces formations en regard du besoin de professionnalisation de leurs conducteurs nouveaux entrants (FIMO) et de leurs conducteurs déjà membres de leur personnel (FCOS). L'enquête a également porté sur les synergies qui peuvent être trouvées entre cette politique de formation professionnelle obligatoire et les autres politiques internes de l'entreprise visant elles aussi à renforcer la qualification professionnelle des conducteurs : mise en place de démarche qualité, embauche de moniteur de conduite, etc.
A la question 14 : "De quelle catégorie de permis avez-vous majoritairement besoin ? ", les entreprises ont majoritairement répondu le permis E(C) :
|
%
des réponses
|
|
|
Non
réponse
|
4%
|
|
PERMIS
C
|
17%
|
|
Permis
E(C)
|
70%
|
|
Les
deux (C et E(C))
|
8%
|
|
TOTAL
|
100%
|
Si les résultats sont relativement analogues d'une région à l'autre, ils varient cependant en fonction de la taille de l'entreprise :
- pour les moins de 10 salariés et les 10 à 19, 66% des répondants déclarent avoir besoin majoritairement d'un permis E(C) ;
- pour les 20 à 49 : 74%,
- pour les 50 à 99 : 77%,
- pour les plus de 100 : 83%.
La possession d'un permis E(C) est donc un facteur supplémentaire d'employabilité pour les conducteurs.
Question 15 - Quelle formation professionnelle initiale vous semble la mieux adaptée au profil de conducteur que vous recherchez ? (plusieurs réponses possibles)
|
%
des répondants
|
%
RÉPONSES
|
|
| Non réponse |
0%
|
6%
|
| BEP Conduite et Service |
22%
|
17%
|
| CAP conduite routière |
32%
|
24%
|
| CFP (filière M 148) |
43%
|
33%
|
| CFP (filière M 128) |
7%
|
5%
|
| FIMO |
19%
|
15%
|
| TOTAL |
100%
|
| Interrogés : 362 / Répondants : 333 / Réponses : 444 |
La réponse à la question de la formation professionnelle initiale la mieux adaptée au profil de conducteurs recherché fait apparaître pour l'ensemble des répondants une nette préférence pour le CFP M148. Le CAP qui arrive ensuite pour l'ensemble des répondants, a, quant à lui, la préférence des chefs d'entreprise en Rhône Alpes. On notera que l'ensemble des réponses n'est pas très favorable au CFP M128 et que la FIMO ne représente que 15% de l'ensemble des réponses. Elle reste donc pour la profession une formation minimum et ne se substitue pas aux autres formations plus qualifiantes.
En résumé, si lon agrège le nombre de réponses recueillies par le BEP et le CAP, on peut dire que les formations les plus professionnalisantes qui peuvent être suivies sous statut scolaire ou en alternance sont celles qui recueillent le plus grand nombre de réponses : 41% sur lensemble des trois régions.
Le CAP, le BEP et les CFP peuvent être passés en alternance.
Question 16 - Avez-vous déjà embauché des jeunes en contrat de qualification ?
|
% réponses |
|
|
Non réponse |
1% |
|
Oui |
51% |
|
Non |
48% |
|
TOTAL |
100% |
Plus de la moitié des enquêtés déclarent avoir déjà embauché des jeunes en contrat de qualification et ce majoritairement (67%) pour des CFP 148. 64% des entreprises qui ont "embauché" en contrat de qualification déclarent avoir gardé les jeunes à l'issue de la formation.
Le nombre de répondants se déclarant satisfaits du dispositif contrat de qualification est par ailleurs supérieur à celui de ceux qui ont conservé les jeunes dans leur entreprises à l'issue de la formation. Par ailleurs, la principale critique concernant l'alternance porte sur le fait que les jeunes puissent quitter la formation et l'entreprise "en cours de route" ou l'entreprise après validation de la formation.
Rappelons que l'évaluation porte non pas sur la façon dont est dispensée la formation mais sur les garanties de savoir-faire minimum qu'elle offre à la sortie à des conducteurs débutants : conduite rationnelle, manuvres, connaissance de la réglementation économique et sociale (RES), qualité du service, prévention des accidents... ; en résumé, sur les principales composantes de leur qualification professionnelle. Il faut donc mettre les réponses à ces questions en parallèle avec le fait que l'on est bien dans le cadre d'une formation minimum obligatoire de quatre semaines et non dans celui d'une formation initiale plus longue de type CAP, voire CFP.
Question 21 - Considérez-vous que la FIMO est, pour les conducteurs qui ne possèdent que cette formation, une garantie suffisante de savoir-faire dans les domaines suivants :|
oui
|
non
|
non réponses
|
|
| Les règles de circulation |
67%
|
12%
|
21%
|
|
La connaissance de la RES |
60% |
20% |
20% |
|
La prévention des accidents de la circulation |
49% |
29% |
22% |
|
Le comportement au poste de travail |
43% |
33% |
24% |
|
La conduite rationnelle |
42% |
38 % |
19% |
|
La prévention des accidents du travail |
40% |
38% |
23% |
|
Les techniques de chargement et d'arrimage des marchandises |
38% |
41% |
21% |
|
Les manuvres |
35% |
44% |
21% |
|
Les matières dangereuses |
35% |
36% |
30% |
|
La connaissance de l'environnement de l'entreprise de transports |
29% |
47% |
24% |
|
La connaissance, l'entretien et le suivi du véhicule |
27% |
51% |
22% |
|
La qualité du service |
26% |
50% |
24% |
On remarquera tout d'abord qu'environ 20% des répondants ne se prononcent pas sur la garantie qu'offre l'ensemble du cursus. Les appréciations les plus positives corroborent les résultats de l'enquête directe ; elles portent globalement sur :
- les règles de circulation (67% de satisfaits)
- la connaissance de la réglementation économique et sociale (60% de satisfaits).
En ne prenant en compte que les réponses de ceux qui expriment un jugement, les appréciations restent positives en ce qui concerne : la prévention des accidents, le comportement au poste de travail et la conduite rationnelle.
... mais plus partagées sur dautres
Les appréciations plus partagées portent sur la qualité du service (50% d'insatisfaits, 26% de satisfaits et 24% de non-réponses), la connaissance, l'entretien et le suivi du véhicule (51% d'insatisfaits, 27% de satisfaits et 22% de non-réponses) et la connaissance de lenvironnement de l'entreprise (47% d'insatisfaits, 29% de satisfaits et 24% de non-réponses). Les autres réponses sur ces items se partagent à parts égales entre les satisfaits et les non-réponses.
Le tri croisé sur les tailles d'effectifs fait apparaître des niveaux d'appréciation différents selon la taille des entreprises : sur l'ensemble des items considérés, le pourcentage de satisfaction des entreprises augmente avec la taille de ces dernières. Le tri croisé sur les régions ne fait apparaître, quant à lui, aucune différence notable d'appréciation.
Question 22 - Pensez-vous que la FIMO a un impact sur le taux de sinistralité (sur route et à l'arrêt) de votre entreprise :
|
% des réponses |
|
|
Non réponse |
7 % |
| Oui | 16% |
| Non | 33% |
| Je ne sais pas | 44% |
| TOTAL | 100% |
Près de la moitié des répondants à la question relative à l'impact de la FIMO sur le taux de sinistralité sur route et à l'arrêt ne se prononcent pas. Ce pourcentage important de non-réponses peut être mis en parallèle avec les résultats de la question 33 : « Faites-vous une évaluation de votre personnel de conduite en interne ? » car 50% des entreprises déclarent ne pas avoir de système dévaluation. En ce qui concerne ceux qui se prononcent, les réponses positives sont minoritaires : 16% des répondants et des réponses négatives majoritaires : 34% de réponses. Comme pour la question précédente, le pourcentage d'appréciation positive sur ce point croît avec la taille de l'entreprise. Les réponses négatives sont, en revanche, relativement bien réparties sur l'ensemble des tailles d'effectif.
Par ailleurs, les réponses à la question ouverte sur l'incidence positive de la FIMO dans le domaine de la sinistralité montrent que c'est essentiellement en termes de changement de comportement que les chefs d'entreprise appréhendent l'impact de la FIMO sur le taux de sinistralité de leurs nouveaux conducteurs et pas seulement en utilisant des indicateurs quantitatifs.
Question 24 - Considérez-vous que la FIMO a contribué à améliorer l'image de marque de l'entreprise auprès de vos clients :
| % des répondants | |
|
Oui
|
17%
|
|
Non
|
36%
|
|
Je ne sais pas
|
47%
|
|
TOTAL
|
100%
|
Près de la moitié des entreprises répondantes déclarent ne pas savoir si la FIMO a, positivement ou négativement, contribué à améliorer leur image de marque, via leurs conducteurs, auprès de leurs clients.
Le tri croisé sur les tailles d'effectifs ne donne pas pour cette question de résultat significatif. Notons cependant que les entreprises de 20 à 49 salariés présentent le meilleur taux de réponses positives (20 %) à la question de l'impact de la FIMO sur l'amélioration de l'image de marque par rapport aux clients.
En résumé, diminution de la sinistralité et qualité du service sont deux composantes de la qualification professionnelle qui font tout autant appel à des connaissances de base à acquérir qu'à des comportements ; ce qui renvoie aussi à l'expérience professionnelle. Les réponses de l'enquête à la question de l'impact de la FIMO sur ces items sont donc normalement partagées puisqu'il s'agit de conducteurs en début de carrière. Elles ne doivent donc pas être interprétées comme une inadéquation de la formation ; formation qui dans ces domaines peut permettre d'acquérir des connaissances théoriques mais doit surtout avoir un impact sur les comportements que l'expérience professionnelle viendra compléter.
Question 26. Quelles modifications est-il souhaitable d'apporter au dispositif FIMO pour en améliorer l'efficacité ? (Plusieurs réponses possibles)
|
% des réponses |
% de répondants |
|
|
Sa prise en charge financière |
28% |
67% |
|
L'évaluation des candidats à leur sortie de formation |
19% |
46% |
|
Son contenu |
16% |
42% |
|
L'évaluation des candidats à leur entrée en formation |
15% |
37% |
|
Sa durée |
11% |
28% |
|
Autres (cf. 26 bis) |
4% |
4% |
|
100% |
interrogés : 362/répondants : 312 /réponses :702
67% des entreprises répondantes à la question 26 (28% des réponses) souhaitent un changement dans le mode de prise en charge financière de la FIMO. L'évaluation des candidats à leur sortie de formation arrive en deuxième place quant aux modifications à apporter au dispositif (46% des répondants). L'évaluation à l'entrée est mentionnée par 37% des répondants. Moins d'un répondant sur deux mentionne la nécessité de modifier le contenu même de la formation et, environ, un sur quatre sa durée. Par ailleurs, sur cette question, le point de vue des entreprises est homogène quelle que soit leur taille.
Pour certaines entreprises, la politique de formation continue va au-delà de la FCOS alors que, pour d'autres, elle se limite à cette dernière, voire n'existait pas avant cette obligation.
Question 27 - Quel type de formation à la conduite mettez-vous en uvre ? (Plusieurs réponses possibles)| % des réponses | % des répondants | |
| Non réponse | 3% | |
| FCOS | 49% | >88% |
| Manipulation du chronotachygraphe | 14% | >25% |
| >Matières dangereuses colis | 12% | >22% |
| >Matières dangereuses spécialisation | 7% | 12% |
| Perfectionnement conduite | 11% | 19% |
| Autres | 4% | 7% |
| TOTAL | 100% |
| Interrogés : 362 / Répondants : 345 / Réponses : 626 |
Le tableau ci-dessus montre que 88% des répondants à la question ont mis en uvre des FCOS. Néanmoins, les FCOS ne représentent que 50% des réponses, ce qui veut dire que les entreprises ont également mis en place dautres formations à la conduite comme la manipulation du chronotachygraphe (14% des réponses), des formations matières dangereuses (19%) ou du perfectionnement à la conduite (11%). En ce qui concerne les réponses "autres", elles concernent des formations spécialisées selon le type de trafics (température dirigée, animaux vivants ), la conduite rationnelle/économique et la conduite en double avec des anciens. La diversité des formations conduite dans les entreprises s'accroît avec la taille de l'entreprise.
Question 28 - Quelle part de votre budget formation représente la FCOS, en 1999 et 2000 ?
|
1999 |
2000 |
|
|
% réponses |
% réponses |
|
|
Non réponse |
26% |
25% |
|
Un quart |
18% |
15% |
|
La moitié |
17% |
16% |
|
Les trois quart |
17% |
22% |
|
L'intégralité |
22% |
22% |
|
TOTAL |
100% |
100% |
Les réponses ne font pas apparaître de différences notables d'affectation entre 1999 et 2000, ce qui, compte tenu de l'obligation d'être en règle par rapport à la formation au 1er juillet 2000, suggère que les entreprises avaient anticipé cette échéance. Le tri croisé sur la taille d'effectif montre, quant à lui, que la part du budget formation consacrée à la FCOS décroît avec la taille de l'entreprise.
Les statistiques nationales font apparaître des pourcentages variables d'une région à une autre quant au nombre d'attestations de FCOS passées dans les entreprises avec un moniteur agréé. Ainsi, en Pays de Loire, plus d'un quart des FCOS sont « passées » en interne dans les entreprises contre 5% seulement en Alsace.
|
Nombre
attestations délivrées en centre
|
Nombre
attestations "moniteur d'entreprise"
|
%
des attestations moniteur d'entreprise
|
|
|
Alsace
|
1 830
|
88
|
5%
|
|
Pays de Loire
|
3 040
|
1 082
|
26%
|
|
Rhône Alpes
|
6 497
|
1 820
|
22%
|
|
France entière
|
46 966
|
10 704
|
19%
|
Le pourcentage d'entreprises qui déclarent avoir un ou plusieurs moniteurs en interne pour faire passer les FCOS est de 10% en Alsace, 17% en Pays de Loire et 21% en Rhône Alpes.
La présence de moniteurs dans les entreprises n'est pas liée seulement au fait de faire passer les FCOS en interne. Le pourcentage global de moniteurs "maisons" (17%) ne diffère pas de celui des moniteurs agréés (16%).
L'enquête permet de préciser les principales attributions des moniteurs de conduite dans les entreprises. Ainsi, le développement de la conduite rationnelle, la diminution de la sinistralité et l'évaluation des candidats à un poste de travail et/ou à l'embauche font partie de leurs principales attributions. L'animation d'une politique de qualité et la fonction de tuteur pour les nouveaux entrants arrivent ensuite.
Question 32 - ...envisagez-vous de créer un poste de moniteur dans les années à venir?|
% des répondants
|
|
|
Oui
|
11%
|
|
Non
|
67%
|
|
Je ne sais pas
|
22%
|
|
TOTAL
|
100%
|
Selon les déclarations des répondants, le nombre de moniteurs d'entreprise ne devrait que modérément augmenter dans les années à venir.
Les questions sur l'évaluation de la FCOS ont été précédées par deux questions sur le mode d'évaluation des conducteurs mis en place par les entreprises. Un peu moins de la moitié des entreprises déclarent faire une évaluation en interne de leur personnel de conduite. La fréquence de cette évaluation croît par ailleurs avec la taille de l'entreprise :
|
- < à 10 : 24% déclarent pratiquer une évaluation en interne de leurs conducteurs, 10 à 19 : 40% 20 à 49 : 43% 50 à 99 : 47% >à 100 : 83% |
83 % de ceux qui pratiquent cette évaluation déclarent suivre la sinistralité, puis la diminution des taux d'infraction et enfin la conduite rationnelle. Les réponses "autres" concernent le comportement professionnel et le rapport à la clientèle.
Question 37- Pensez-vous que la FCOS a eu un impact sur la pratique professionnelle de vos conducteurs dans les domaines suivants :
|
Oui
|
Non
|
Ne sais pas
|
|
|
L'utilisation
des documents de transport
|
42%
|
38%
|
9%
|
|
La
réglementation sociale du travail
|
64%
|
17%
|
9%
|
|
Laréglementation
européenne sur les temps de conduite et de repos
|
62%
|
18%
|
9%
|
|
La
conduite rationnelle en situation Difficile
|
24%
|
46%
|
16%
|
|
La
prévention des accidents du travail
|
33%
|
36%
|
19%
|
|
La
sensibilisation à la sécurité routière et au respect des autres
usagers
|
57%
|
18%
|
14%
|
Les réponses montrent que ce sont les modules de formation sur la réglementation sociale du travail (64% de réponses positives), la réglementation européenne sur les temps de conduite et de repos (62%) et la sensibilisation à la sécurité routière et au respect des usagers (57 %) qui ont le plus d'impact sur la pratique professionnelle des conducteurs. A contrario, le module sur la conduite rationnelle en situation difficile (46%) paraît avoir un impact plus faible. Le tri croisé sur les régions ne fait pas apparaître de différence symptomatique. Le tri sur la taille confirme lui aussi les tendances repérées précédemment tant en ce qui concerne les éléments positifs que négatifs
En résumé, toutes tailles d'entreprises et toutes régions confondues, on peut dire que l'impact de la FCOS est réel sur le comportement des conducteurs pour tout ce qui à trait à la réglementation économique et sociale (RES), à la sensibilisation à la sécurité routière et au respect des usagers et qu'il est plus mitigé en ce qui concerne la conduite en situation difficile. Notons que ce bilan positif à propos de la RES est important ; lors de la mise en uvre de la FCOS, c'est l'item qui avait été le plus controversé.
58% des répondants à la question sur la durée de la formation FCOS la jugent bien adaptée ; 33% trop longue et 9% trop courte. On notera que ceux qui estiment qu'elle est "trop courte" viennent plutôt de Rhône Alpes. Au regard du tri croisé sur la taille d'effectif, on notera que ce sont les petites entreprises qui la jugent plutôt trop longue et que les entreprises de plus de 100 la jugent, dans les mêmes proportions (17 %), à la fois trop longue et trop courte.
A l'analyse, les résultats tant de l'enquête directe que de l'enquête courrier font apparaître "qu'il faut améliorer le contenu de cette formation jugée par ailleurs utile". Plusieurs chefs d'entreprise ont d'ailleurs parlé des FCOS de la "seconde génération" qui poseront moins de problème de calendrier tant pour les entreprises que pour les centres de formation. L'idée d'une anticipation de certains passages en FCOS avant la durée légale des 5 ans en fonction du taux d'infraction du conducteur a également été émise tout comme celle d'une harmonisation des calendriers FCOS et APTH.
En ce qui concerne les dépenses des entreprises en matière de formation continue, une entreprise répondante sur deux déclare dépasser ses obligations légales. Ce pourcentage s'accroît d'ailleurs considérablement avec la taille de l'entreprise. Ainsi, ce sont 88% des entreprises de plus de 100 salariés qui répondent positivement à cette question. Le tri croisé sur les régions ne fait dans ce domaine apparaître aucune différence significative.
Les entreprises ont-elles encore la possibilité de proposer de la formation continue pour d'autres catégories de personnel que le personnel de conduite ? Le facteur taille joue ici aussi un rôle important puisque comme le montrent les résultats ci-dessous les réponses des entreprises sont inversement proportionnelles selon le nombre des salariés de l'entreprise :
Question 41 - Faites-vous de la formation continue pour d'autres catégories de personnel ?
|
Oui
|
Non
|
Non-réponses
|
|
| < 10 |
17%
|
76%
|
7%
|
| 10-19 |
40%
|
54%
|
6%
|
| 20-49 |
58%
|
39%
|
3%
|
| 50-99 |
70%
|
23%
|
7%
|
| >= 100 |
85%
|
10%
|
4%
|
| moyenne |
51%
|
44%
|
5%
|
Le personnel de bureau est, après les conducteurs, la catégorie qui bénéficie le plus de formation (41%) - et ce quelle que soit la taille de l'entreprise -, puis vient le personnel d'exploitation (28%).
Au-dessus de 20 salariés, les entreprises déclarent souhaiter développer davantage la formation continue dans leur entreprise. Notons que ce sont déjà ces mêmes entreprises qui déclarent dépasser leurs obligations légales en matière de dépenses de formation. Les formations à l'informatique et la bureautique sont celles que souhaiteraient développer les entreprises (45% des répondants). Puis viennent à égalité (25%) : les formations caristes, la gestion de parc et la maintenance des véhicules. L'agrégation des réponses à des items qui relèvent d'un souci de modernisation des entreprises (bureautique, informatique, techniques d'exploitation et qualité) représente 40% de l'ensemble des réponses à cette question. Dans le même ordre d'idée, on notera que les entreprises de plus de 100 salariés privilégient les techniques d'exploitation. En ce qui concerne les réponses "autres", on trouve essentiellement des formations à la manutention (engins de levage) et aux techniques de communication.
Ce sont le temps (83% des répondants) et le coût des formations (73%) qui sont les principaux obstacles au développement de la formation dans les entreprises. Le tri croisé sur les régions ne fait pas apparaître de différence notoire. L'inadaptation de la formation est mentionnée par 11% des plus de 100 salariés. Par ailleurs, le temps est perçu comme une contrainte encore plus forte pour les entreprises de plus de 20 salariés (plus de 41% des réponses) contre 27% pour les moins de 10.
Les questionnaires FIMO ont été remis par les centres aux stagiaires à la fin de leur formation entre mi-mai et fin juillet. La population totale enquêtée représente 177 stagiaires. Près de la moitié des stagiaires se situent en Rhône Alpes (48%), 32% en Pays de Loire et 20% en Alsace. Ces importants écarts régionaux rendent problématiques lutilisation des tris croisés sur les régions.
Une majorité de 25 à 35 ans : 56% des répondants contre 16% de moins de 25 ans et un peu plus de 25% de plus de 35 ans ; vivant majoritairement maritalement (53%) et plutôt urbains (55%).
Près de la moitié des répondants à l'enquête (48%) étaient demandeurs d'emploi avant leur entrée en formation. Près de 30% étaient employés d'un autre secteur et 20% déjà conducteurs routiers.
Le tri croisé sur les régions fait apparaître les résultats suivants :
- Demandeurs d'emploi : 54% en Rhône-Alpes, 50% en Alsace, et 34% en Pays de Loire.- Conducteurs routiers : 21% en Pays de Loire et en Rhône Alpes, 18% en Alsace.
Ces demandeurs d'emploi de courte et de longue durée se répartissent de la même manière pour l'ensemble des répondants. En revanche, le tri croisé sur les régions fait apparaître 65% de demandeurs d'emploi de moins de 6 mois en Alsace, 50% en Pays de Loire et 45% en Rhône-Alpes.
En ce qui concerne ceux qui étaient employés dans un autre secteur, il faut souligner que les secteurs de plus forte attractivité pour une reconversion dans le transport sont le BTP (23% des réponses), le transport de voyageurs et les industries manufacturières. Une majorité de conducteurs viennent du compte d'autrui : 74% des entrants en formation déjà conducteurs viennent du compte d'autrui et seulement 26% du compte propre.
88% des répondants déclarent être titulaires d'un permis C et 44% d'un permis E(C). On notera que les dates d'acquisition des permis de conduire ne varient pas selon leur catégorie C ou E(C). Pour les deux catégories, plus de la moitié des permis ont moins de 5 ans et un tiers des permis sont de l'année (2000).
Le pourcentage des permis C passés dans l'année est inférieur à celui des permis E(C) et ce, toutes catégories de durée de chômage confondues. Les chômeurs qui se reconvertissent sont donc incités à passer un permis E(C) ce qui est un critère favorable d'employabilité pour les entreprises.
Une minorité de permis de conduire ont été obtenus à l'armée : 36% déclarent avoir passé leur permis poids lourd à l'armée. Parmi ceux-ci figurent :
- 35 % de demandeurs d'emploi ;
- 68% de conducteurs ayant leur permis C et 51% leur permis E(C) depuis plus de 5 ans.
Si l'on agrège les réponses concernant le CAP-BEP, le Bac Pro, le baccalauréat, le brevet de technicien et quelques autres diplômes, on peut dire que 75% des stagiaires ont un niveau de formation initiale égal à un niveau V ou plus.
Plus de la moitié des réponses à la question sur le niveau de formation initiale concerne les CAP ou BEP. Les options de ces deux diplômes sont majoritairement celles du BTP (26% des réponses), puis celles de l'alimentation/restauration (20%), et, dans une moindre mesure, à égalité (13%) l'agriculture, la mécanique et la métallurgie.
Notons aussi que 15% des répondants déclarent ne posséder aucun diplôme. Ce faible taux de sans diplôme laisse envisager une sélection à l'entrée en formation.
La FIMO est également la première formation professionnelle effectuée par plus de la moitié des répondants.
Question 11 - Par quel canal êtes-vous entré en FIMO ?
|
% de répondants
|
|
| L'ANPE |
42%
|
| Une promesse d'embauche |
29%
|
| L'entreprise de transport qui vous emploie |
20%
|
| Démarche personnelle |
9%
|
| Intérim |
5%
|
| Une mission locale, PAIO |
3%
|
| Organisme de formation |
3%
|
| TOTAL/ interrogés |
| Interrogés: 177 / Répondants: 175 / Réponses: 198 |
L'ANPE est le principal canal d'entrée en FIMO : 42% des répondants. Viennent ensuite la promesse d'embauche (29%) et l'entreprise de transport employeuse (20%). Les démarches personnelles occupent une place non négligeable dans les réponses à cette question.
Question12 - Par qui votre formation est-elle financée ?
|
% de réponses
|
|
| L'ANPE |
25%
|
| Les ASSEDIC |
19%
|
| Ma future entreprise |
11%
|
| La région |
11%
|
| Moi-même |
10%
|
| Mon entreprise |
8%
|
| Une agence intérim |
4%
|
| Le Fongecif |
4%
|
| Un OPCA |
3%
|
| Je ne sais pas |
2%
|
| L'armée |
1%
|
| Autres |
2%
|
Les réponses à cette question montrent que la grande majorité des FIMO (plus de 70%) sont prises en charge totalement ou partiellement par les Assedic, des fonds publics, fonds d'assurance formation En ce qui concerne la prise en charge par les entreprises, elle représente un peu plus de 20% des FIMO financées et la prise en charge par les stagiaires eux-mêmes 10%.
En ce qui concerne la prise en charge de la FIMO par les stagiaires eux-mêmes et par les entreprises, le tri croisé sur les régions ne fait pas apparaître de différences notoires d'une région à l'autre :
- En Alsace : 12% des stagiaires déclarent avoir financé eux mêmes leur FIMO. Le financement par les entreprises représente quant à lui 21%.
- En Pays de Loire : 9% des stagiaires ; 25% des entreprises.
- En Rhône Alpes : 14% des stagiaires ; 24% des entreprises.
Pratiquement tous ceux qui étaient conducteurs souhaitent le rester ; 66% de ceux qui ont déjà un emploi souhaitent le quitter pour devenir conducteur. En ce qui concerne les demandeurs d'emploi :
- 52% d'entre eux déclarent vouloir devenir conducteurs routiers courte distance et 31% longue distance (soit 83% de conducteurs),
- 12% accéder à tout type d'emploi,
- 5% exercer un travail dans le transport mais pas la conduite.
93% des stagiaires déclarent penser ne pas avoir de difficultés à trouver un emploi à l'issue de leur formation. Les contacts déjà pris avec les entreprises sont la voie qu'ils privilégient, puis viennent les relations personnelles et les petites annonces. Mis en parallèle avec la façon dont les entreprises recrutent (voir enquête entreprise), ce résultat est cohérent. L'ANPE arrive en quatrième position.
Après leur FIMO, 86% des stagiaires se sentent suffisamment formés pour se lancer dans le métier de conducteur; 7% ne se sentent pas prêts et 7% ne se prononcent pas (question 19).
Les trois premiers items : prévention des accidents du travail et de la circulation, application de la RES et comportement au poste de travail font apparaître un taux de satisfaction de 90%. Pour les autres items ce taux dépasse les 80%.
Ainsi, seul le module sur les règles de chargement et d'arrimage des marchandises fait apparaître 21% d'insatisfaits. Il est alors logique que les aménagements de la formation évoqués par les stagiaires portent principalement sur cette partie plus technique de la formation.
Question 20 - Quels sont les enseignements qui vous ont paru particulièrement satisfaisants (ou insuffisants) pour exercer le métier de conducteur ?|
Satisfaisant
|
Insuffisant
|
non
réponses
|
|
| Prévention des accidents du travail et de la circulation |
93%
|
3%
|
3%
|
| Application de la réglementation sociale |
90%
|
6%
|
3%
|
| Comportement au poste de travail |
89%
|
5%
|
6%
|
| Environnement économique et social du TRM |
86%
|
9%
|
5%
|
| Qualité du service |
86%
|
8%
|
6%
|
| Matières dangereuses |
83%
|
14%
|
3%
|
| Perfectionnement de la conduite rationnelle |
82%
|
15%
|
2%
|
| Règles de chargement et d'arrimage des mses |
75%
|
21%
|
4%
|
Les questionnaires FCOS ont été remis aux stagiaires à la fin de leur formation par les centres de formation entre mi-mai et fin juillet. La population totale enquêtée représente 535 personnes dont plus de la moitié sont originaires des Pays de Loire ; l'autre moitié se partageant, à parts égales, entre l'Alsace et Rhône Alpes. Comme pour la FIMO, ces importants écarts régionaux rendent problématiques l'utilisation des tris croisés sur les régions.
La population de l'enquête est plutôt "âgée" (80% de plus de 35 ans) et rurale. C'est également une population de professionnels aguerris : 85% des stagiaires ont plus de 5 ans de métier. La majorité (55%) des répondants sont conducteurs de zone courte et 36% exercent leur activité dans du transport de lots et près du quart dans la messagerie et l'express. Les conducteurs se répartissent relativement dans les mêmes proportions entre les trois tailles d'entreprises : moins de 10 salariés, 10 à 50 et plus de 50.
Les deux tiers d'entre eux ont travaillé dans un autre secteur d'activité avant leur entrée dans le TRM et plus de la moitié ont un niveau de formation initiale égal ou supérieur au niveau V. En revanche, plus de 40% d'entre eux ne possèdent aucune formation professionnelle à la conduite.
Ils sont majoritairement (85%) détenteurs d'un permis E(C). Sur l'ensemble de ces conducteurs 31% ont passé leur permis à l'armée.
63% des répondants sont titulaires d'un contrat à durée indéterminée ce qui, compte tenu, de l'ancienneté de la population dans le métier est normal. Les intérimaires sont plus nombreux (10%) que les CDD (8%) et on notera la présence dans cette population de 4% de patrons artisans et 4% de chefs d'entreprise de transport.
90% des conducteurs ont une ancienneté de plus de 5 ans dans le métier ; pourcentage légèrement supérieur à celui de la date d'entrée (question ouverte en début de questionnaire) du fait d'un nombre moins important de non-réponses.
Le transport routier de marchandises n'est pas, pour les deux-tiers des conducteurs, le premier secteur de leur carrière. Le BTP (39% des répondants), l'agriculture (18%) et la réparation automobile (15%) sont les principaux secteurs d'origine des conducteurs. On notera que le transport terrestre ne concerne, quant à lui, que 11% des répondants. Les résultats de cette réponse sont à mettre en parallèle avec ceux obtenus pour la FIMO ; le BTP y était déjà identifié comme le principal secteur de provenance des stagiaires (23% des réponses). Cette piste du BTP est à creuser pour le TRM : le BTP est lui aussi un secteur avec un fort turn-over. Il sagit de plus dun des secteurs du compte propre qui emploie beaucoup de conducteurs.
Le diplôme le plus courant est le CAP ou le BEP : 46% des répondants. 53% des conducteurs ont un niveau V ou plus (CAP/BEP, Bac Pro, Bac, BT), contre 75% dans l'enquête FIMO.
Parmi les 78 CAP ou BEP pour lesquels on connaît l'option, on trouve : 32% de CAP mécanique, 20% de CAP de conducteur routier, 12% de CAP métallurgie et 9% de CAP des métiers de l'alimentation. Les CAP des métiers du BTP sont peu présents (8%) mis en regard de la population de conducteurs ayant travaillé dans ce secteur. On notera également que 13% des répondants déclarent ne posséder aucun diplôme.
44% des répondants déclarent ne posséder aucun diplôme professionnel ; un quart une formation initiale de base ou une FIMO, 17% un CAP ou un BEP et 11% un CFP. Compte tenu de l'ancienneté dans le métier de cette population de conducteurs, il n'est pas surprenant de trouver ces pourcentages relativement faibles de formation professionnelle route. Parmi les formations professionnelles transport figurent également : 3 Bac-Pro et 4 BTS (réponses à la question 8).
Le pourcentage de détenteurs d'un permis E(C) est important : 85%. Si l'on compare ce résultat avec celui de l'enquête FIMO, soit 44% de permis E(C), on peut dire que ce permis se passe également en cours de carrière. Le pourcentage de permis cariste est en revanche relativement faible. Quant à l'ancienneté des permis : 90% des permis C et 75% des permis E(C) ont été passés il y a plus de 5 ans.
A la question 12 : Avez-vous passé votre permis de conduire à l'armée ? 31% des réponses sont positives (soit un peu moins que pour la FIMO : 36%), 64% de réponses négatives et 5% de non-réponses.
37% des conducteurs déclarent avoir déjà suivi une formation continue avant la FCOS. La formation "Matières dangereuses", première formation continue obligatoire mise en place, est mentionnée par plus de la moitié des répondants (41% des réponses). Puis viennent : le permis cariste (20% des répondants), la spécialisation produits pétroliers et la conduite rationnelle.
Question 16 - Si vous êtres conducteur routier, souhaitez-vous le rester ?
|
%
des répondants
|
|
|
oui
|
91%
|
|
non
|
9%
|
|
TOTAL
|
100%
|
En ce qui concerne les conducteurs qui ont répondu qu'ils ne souhaitaient pas le rester, ni l'ancienneté dans la profession, ni la situation maritale ni le type de trafic (zone longue /zone courte) ne sont des critères significatifs. Parmi les conducteurs ayant mentionné le secteur potentiel de leur reconversion, 23% souhaitent se sédentariser dans le TRM, entre autres comme formateurs. La majorité des autres ne sait pas très bien dans quel autre secteur ils souhaiteraient travailler. Le BTP est le premier secteur mentionné ensuite. La mobilité joue donc dans les deux sens du BTP au TRM et du TRM au BTP. La mise à son compte n'est mentionnée que par 3 répondants.
11% des conducteurs seulement souhaitent quitter leur entreprise. Ce résultat est surprenant dans une profession décrite comme à fort turn-over.
Question 19. Pensez-vous que cette formation aura un impact sur votre pratique professionnelle quotidienne dans les domaines suivants:
|
Oui |
Non
|
Non réponse
|
|
| La sensibilisation à la sécurité routière et au respect des autres usagers |
76%
|
10%
|
14%
|
| La réglementation sociale du travail |
74%
|
11%
|
15%
|
| La réglementation européenne sur temps conduite/repos |
73%
|
13%
|
14%
|
| L'utilisation des documents de transport |
65%
|
20%
|
15%
|
| La prévention des accidents du travail |
62%
|
17%
|
21%
|
| La conduite rationnelle en situation difficile |
60%
|
19%
|
22%
|
Les trois quarts des conducteurs déclarent que le module de formation "Sensibilisation à la sécurité routière et au respect des usagers" est celui qui aura le plus fort impact sur leur pratique professionnelle. Les modules sur "La réglementation sociale du travail" et "La réglementation européenne sur les temps de conduite/repos" atteignent des résultats analogues.
Au moins 60% sont satisfaits des modules sur "L'utilisation des documents de transport", "La prévention des accidents du travail" et "La conduite rationnelle en situation difficile". A contrario, 20% des stagiaires pensent que les modules sur l'utilisation des documents et la conduite rationnelle n'auront pas d'impact sur leur pratique professionnelle ultérieure.
Près de 90% des conducteurs ne se prononcent par sur la nature des enseignements qui pourraient être ajoutés et/ou améliorés. Pour ceux qui le font, leurs remarques peuvent être résumées comme suit :
Question 20 - Quels enseignements pourraient être ajoutés à cette formation ? (Recodage question ouverte)|
% des réponses
|
|
| Plus de conduite, conduites et/ou rationnelle |
24%
|
| Plus de réglementation sécurité |
22%
|
| Arrimage des chargements |
22%
|
| Mécanique/entretien |
12%
|
| Image du conducteur |
6%
|
| Autres |
14%
|
Question 21 - Comment jugez-vous cette formation ?
|
% réponses
|
|
| Non réponse |
9%
|
| Trop longue |
11%
|
| Pas assez longue |
12% |
| Bien adaptée dans sa durée |
69%
|
| TOTAL |
100%
|
En résumé, les stagiaires, dont on peut rappeler qu'ils constituent une population de conducteurs routiers aguerris du fait même de leur expérience professionnelle, portent une bonne appréciation sur la formation et pensent qu'elle aura un impact sur leur pratique professionnelle ultérieure. Néanmoins, c'est le module sur la conduite rationnelle en situation difficile qui, toutes proportions gardées (60% de satisfaits), semble leur donner le moins satisfaction. Près de 70% d'entre eux déclarent également que la durée de la formation est bien adaptée.
La FIMO et la FCOS ont désormais cinq années d'existence. Ces formations obligatoires ont été mises en place dans le cadre de la modernisation des conditions d'exercice de la profession de transporteur routier à un moment où le marché du travail des conducteurs était moins en tension qu'aujourd'hui. L'étude montre que malgré ce contexte difficile du marché de l'emploi, elles font désormais partie du paysage social du secteur. Bien qu'elles soient parfois évoquées comme un frein à l'embauche par les chefs d'entreprise, leur nécessité n'est pas remise en question. Parallèlement, pour les conducteurs, la possession de ces formations est devenue la condition même de leur employabilité. Il y a donc bien un avant et un après Accord 1995: à un marché du travail ouvert a succédé un marché du travail qui encadre les conditions d'accès à la profession. L'étude permet de mieux repérer ces changements mais, surtout, elle renseigne sur le comportement tant des chefs d'entreprise que des actuels et futurs conducteurs par rapport à ce marché.
En premier lieu, l'étude confirme l'extrême tension du marché du travail du TRM. La majorité des entreprises enquêtées ont accru leurs effectifs ces trois dernières années sous l'effet conjugué de la croissance de l'activité et de la réduction du temps de travail. Par ailleurs, la demande accrue de conducteurs a encouragé ceux-ci à une plus grande mobilité. Les entreprises se trouvent donc, pour la majorité d'entre elles, dans une situation où elles doivent constamment se poser la question des embauches. Or, il ressort de l'enquête auprès des entreprises que ces mêmes embauches sont rendues plus difficiles qu'auparavant. Les conditions de vie et de travail sont plus contraignantes que dans bien d'autres professions. L'accès aux métiers de la conduite est, avec la FIMO, désormais réglementé mais on notera que ce n'est pas le premier item mis en avant quant aux causes de pénurie de main-d'uvre. Globalement, l'image du métier n'est pas positive. Parallèlement, le niveau de rémunération est perçu comme moins attractif. Par ailleurs, la reprise économique a fait baisser le taux de chômage et le TRM se trouve donc en concurrence avec d'autres secteurs. Quelques chefs d'entreprise font néanmoins remarquer que la situation aurait été bien plus difficile si la profession n'avait pas mis en place sa politique de modernisation car l'écart avec les autres secteurs serait encore plus important.Face à ces difficultés, les entreprises ont fait évoluer leurs pratiques de recrutement. Pour certaines d'entre elles, ce sont même de véritables stratégies de gestion des ressources humaines qui ont été mises en place. Ces stratégies conjuguent des recrutements ponctuels de conducteurs titulaires de la FIMO mais aussi l'usage de l'alternance sur des profils de conducteurs plus précis. Un des résultats les plus intéressants de l'enquête porte sur le niveau de formation souhaité à l'entrée : CAP et BEP réunis arrivent devant le CFP M148 ; la FIMO n'arrive qu'en quatrième position. Les chefs dentreprise privilégient les formations les plus professionnalisantes et la FIMO conserve son statut de formation minimum. Les craintes de voir la FIMO concurrencer les autres formations initiales ne semblent donc pas fondées contrairement à ce que lon pouvait imaginer en commençant cette étude.
En ce qui concerne la FIMO, l'appréciation globale sur la formation est positive et son bien-fondé est rarement remis en cause. Du point de vue des entreprises, l'enquête montre que les critiques portent davantage sur le fonctionnement du dispositif (financement, évaluation, conditions de stage ) que sur le cursus proposé (contenu, durée ). A propos du contenu, les réponses des entreprises sur l'impact de la FIMO sur la sinistralité et l'amélioration de la qualité du service sont difficiles à interpréter, entre autres à cause d'un nombre élevé de répondants qui ne se prononcent pas, mais pas seulement. L'étude se heurte ici à une question récurrente en matière d'évaluation des formations. En effet, la formation n'est que l'une des composantes de l'acquisition de la qualification professionnelle car l'expérience professionnelle joue elle aussi un grand rôle notamment dans ces domaines. Cette difficulté explique pour partie que les appréciations des chefs d'entreprise concernant l'impact des formations sur l'acquisition des savoir-faire à partir de cette formation obligatoire soient plus nuancées que celles des stagiaires. Notons également que sur l'ensemble des modules de formation proposés, la satisfaction des entreprises augmente avec leur taille. Les modifications souhaitées par les chefs d'entreprise portent donc essentiellement sur le fonctionnement du dispositif et sur la partie pratique de la formation. Une réflexion sur l'articulation entre la FIMO et l'acquisition des permis ainsi qu'entre la FIMO et les autres formations professionnelles (CFP, CAP ) est souhaitée. L'idée de la mise en place d'un dispositif reposant sur des unités de compétence capitalisables et permettant un véritable parcours de formation fait son chemin, tant dans les organismes de formation que chez certains professionnels. En ce qui concerne la FCOS, l'étude ne fait que confirmer la part très importante prise par ce dispositif en matière de formation continue des conducteurs. On notera cependant qu'elle se déroule à la fin d'une première période de mise en conformité des entreprises par rapport à cette nouvelle obligation et que la période qui s'ouvre permettra s'en doute d'appréhender de manière différente ces FCOS de "deuxième génération".En termes d'évaluation du contenu de la formation, les résultats de l'enquête pour la FCOS sont analogues à ceux obtenus pour la FIMO. Toutes les entreprises répondantes, quelle que soit leur taille, déclarent que l'impact de la FCOS est perceptible sur le comportement des conducteurs pour ce qui à trait à la réglementation et à la prévention mais qu'il est beaucoup plus difficile à évaluer en ce qui concerne la conduite rationnelle. La durée de formation est, en revanche, majoritairement jugée comme bien adaptée. L'enquête montre aussi que la FCOS n'épuise pas, à elle seule, tous les besoins en formation continue du secteur. Elle semblerait même avoir créé une certaine appétence pour la formation puisqu'une majorité d'entreprises de taille moyenne déclare dépasser ses obligations légales et même souhaiter développer la formation continue y compris pour d'autres catégories de salariés que les conducteurs.
Comme en témoignent les pourcentages de réponses positives, les conducteurs se déclarent globalement plus satisfaits que leurs employeurs par le fonctionnement et le contenu des deux dispositifs de formations obligatoires. En revanche, il y a une similitude d'appréciation sur l'évaluation des contenus. A l'issue de la FIMO, une très grande majorité de stagiaires se sentent aptes à exercer le métier de conducteur mais la partie pratique de la formation (conduite rationnelle et arrimage/déchargement) est jugée moins positivement que la formation plus générale à la sécurité ou à la réglementation économique et sociale. Ce qui vaut pour la FIMO vaut également pour la FCOS. Les deux enquêtes, FIMO et FCOS, permettent finalement de mieux appréhender le parcours professionnel des stagiaires mais aussi leur motivation par rapport au métier de conducteur. La libre expression des chefs d'entreprise ayant participé à l'enquête témoigne de leur préoccupation en matière de réduction du temps de travail (RTT) dans laquelle ils voient un facteur aggravant leurs difficultés de recrutement. Ils sont également préoccupés par l'image de marque du métier et, plus généralement, de la profession. La généralisation du dispositif de formations obligatoires à l'ensemble des Etats-membres de l'Union Européenne est également un souhait exprimé par beaucoup d'entre eux. Le résultat global de la présente étude fait apparaître le TRM comme un secteur confronté à des difficultés de recrutement mais, si l'on peut dire, pour de "bonnes raisons", puisque c'est essentiellement à l'augmentation de son activité que les chefs d'entreprise attribuent ces difficultés. Un nombre important d'entreprises, en général les plus de 50 salariés, ont par ailleurs mis en place depuis quelques années de véritables stratégies de gestion de ressources humaines qui les amènent à utiliser l'ensemble des dispositifs de recrutement, alternance comprise et, contrairement à bien des idées reçues, les formations obligatoires s'intègrent peu à peu dans celles-ci L'étude montre également que, comme dans tous les secteurs de PME, les comportements face au recrutement et à la formation varient avec la taille des entreprises. En revanche la localisation géographique de celles-ci a un impact relativement faible sur l'ensemble des variables traitées. Pour avoir travaillé dans d'autres secteurs de PME sur des problématiques analogues concernant le recrutement et la formation, nous pouvons avancer que le TRM est loin d'être le secteur « archaïque » souvent dépeint. Néanmoins, et comme le mentionnent également les chefs d'entreprise, l'image du secteur, et par voie de conséquence son attractivité pour de futurs candidats à l'embauche, se joue bien autour des conditions de vie et de travail. La modernisation engagée est d'ailleurs évoquée par les entreprises les plus dynamiques comme devant être poursuivie ; de même, elles souhaitent poursuivre la réflexion sur les changements à apporter au dispositif actuel de formation afin de proposer aux futurs conducteurs de véritables parcours professionnels, condition de leur insertion et de leur maintien dans le secteur.Pmoioui remercie Madame Claude VAUCLARE d'avoir autorisé la mise en ligne de son rapport.