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J'ai reçu de nombreux couriel concernant le rupture brutale de relation de la part d'un donneur d'ordre. Voici la réponse de la Cour de Cassation.
J'ai changé les noms des sociétés citées dans l'arrêt. Arrêt du 6 février 2007, Cour de cassation, chambre commerciale,
pourvoi n° 04-13178 |
| Cour de Cassation, Chambre commerciale Audience publique du 6 février 2007 Cassation N° de pourvoi : 04-13178 Président : M. TRICOT REPUBLIQUE FRANCAISE, AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, pris en sa première branche : Vu l'article L. 442-6-1-5 du code de commerce ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que les sociétés I.D.F et Jacot entretenaient des relations commerciales suivies avec la société Paprin qui leur vendait à des tarifs préférentiels ses produits destinés à la vente aux grandes surfaces ; que, se plaignant de la brutalité de la rupture de ces relations résultant, selon elles, d'une augmentation sans préavis des tarifs qui leur étaient jusqu'alors consentis par la société Paprin, les sociétés I.D.F et Jacot l'ont assignée, sur le fondement de l'article L. 442-6-I-5 du code de commerce, en paiement de dommages-intérêts ; que la société Paprin a soulevé l'incompétence territoriale de la juridiction saisie ; Attendu que, pour dire que le tribunal de commerce de Libourne n'était pas compétent territorialement pour connaître de l'action en responsabilité engagée par les sociétés I.D.F et Jacot, l'arrêt retient que les relations habituelles et stables entre les parties depuis plusieurs années ont créé une situation contractuelle que l'une d'elle ne peut unilatéralement modifier sans préavis sans engager sa responsabilité contractuelle, ce dont il déduit qu'en raison du lieu du siège social de la société Paprin et de la clause attributive de compétence figurant dans ses tarifs, le tribunal de commerce de Nantes était seul compétent ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que le fait pour tout producteur, commerçant, industriel ou personne immatriculée au répertoire des métiers de rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, sans préavis écrit tenant compte de la durée de la relation commerciale et respectant la durée minimale de préavis déterminée, en référence aux usages du commerce, par des accords interprofessionnels, engage la responsabilité délictuelle de son auteur, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;
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